RoMania - Festival du Cinéma Roumain

Samedi 1er & dimanche 2 avril 2017 - Pôle Culturel Auguste Escoffier

Cinéma, conférences, littérature, musique, cuisine, art ...

 Quand la Roumanie fait son cinéma à Villeneuve-Loubet

Pendant des années, le cinéma roumain s’appelait Lucian Pintilie dont le comique désespéré, caustique et tragique a inspiré la génération suivante : Nicolae Caranfil, considéré comme le meilleur réalisateur roumain des années 1990 (Filantropica lui a valu un succès critique et populaire exceptionnel en 2002) ou Radu Mihaileanu (même s’il quitte la Roumanie en 1980), César du meilleur scénario pour Va, vis et deviens en 2005.

Les nouveaux noms sont Mungiu, Puiu, Mitulescu, Porumboiu mais aussi Giurgiu ou Radu Muntean. Ils incarnent la nouvelle vague, la génération «postdécembristes» (allusion au 25 décembre 1989, date de l’exécution du dictateur communiste Nicolae Ceaucescu).

Ils ont en commun un cinéma social, humain, tragique et drôle à la fois et qui interroge souvent le passé pour parler de la vie d’aujourd’hui en Roumanie et de ses problèmes pour la plupart hérités du passé : corruption, pauvreté, mauvais fonctionnement des services publics, retard économique,...

Faute de laisser agir les gens, le régime de Ceaucescu a cultivé l’esprit de dérision et la créativité sur un fond de tradition burlesque d’Europe centrale et d’héritage latin de satire et de beaucoup d’humour, même pour parler de choses tragiques.

La rencontre du cinéma roumain avec un public averti remonte à une dizaine d’années, lorsque cette nouvelle génération de cinéastes commença à engranger des prix internationaux, notamment au Festival de Cannes.

Dès 2005, Cristi Puiu, est lauréat de la sélection « Un certain Regard » au Festival de Cannes avec La mort de Dante Lazarescu.

En 2006, Corneliu Porumboiu remporte la Caméra d’Or à la « Quinzaine des Réalisateurs » avec 12h08 à l’Est de Bucarest.

La même année, l’actrice Dorotheea Petre reçoit le prix d'interprétation féminine, à Cannes encore, pour son rôle dans Comment j’ai fêté la fin du monde de Catalin Mitulescu (Sélection « Un Certain Regard »).

L’année suivante, toujours à Cannes, en 2007, Cristian Mungiu remporte la « Palme d’Or » avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours et Cristian Nemescu (décédé à 27 ans pendant le montage du film) le prix « Un Certain Regard » pour California Dreaming.

En 2013, Mère et fils de Calin Peter Netzer obtient « l’Ours d’Or » du Meilleur film à Berlin. Cette reconnaissance se confirme à Cannes pour Corneliu Porumboiu en 2015 avec Le Trésor (Prix « Un Certain talent ») ou Cristian Mungiu en 2016 avec Baccalauréat (Prix de la mise en scène).

Mais les plus jeunes poussent déjà derrière, tels Radu Jude, primé à Sundance pour un court métrage ou Hanno Hofer.

Malgré de nombreuses difficultés persistantes, le cinéma roumain se porte bien. La qualité de l’enseignement à l’Université d’art théâtral et cinématographique Ion Luca Caragiale de Bucarest n’est évidemment pas étrangère à ce phénomène.

La production roumaine connaît également un essor considérable grâce aux coproductions étrangères et à l'accueil de tournages étrangers. Cette activité permet aux cinéastes des collaborations enrichissantes tout en profitant de techniciens d’un très bon niveau et qui travaillent toute l’année dans le cinéma.

Une véritable révolution de l’industrie cinématographique roumaine est en marche dont la municipalité de Villeneuve-Loubet est fière d’être la vitrine !  

Le Festival du cinéma roumain se déroulera au Pôle Culturel Auguste Escoffier, situé à deux pas du village, le long du Loup. Cet équipement, doté d’une salle de cinéma de 450 places, d’une magnifique médiathèque et d’un agréable jardin, offre des conditions d’accueil optimales pour un tel événement.

(c) Serge Demailly

Durant 2 jours, le festival RoMania proposera au public, en accès libre et gratuit, la projection de 6 longs métrages et d’une quinzaine de courts-métrages. Mais si le cœur du festival RoMania se concentre sur le cinéma roumain, il vise également à faire découvrir la culture de ce pays francophile et ses liens multiples avec l’histoire et la culture françaises.

Ilot latin dans un univers slave, la Roumanie a en effet entretenu des liens très étroits avec la France et sa culture dès la fin du XVIIIème siècle et durant tout le XIXème siècle.  

Mais ce sont les années 1920 et 1940 qui furent la grande époque "française" de la Roumanie. Ce pays était le premier client étranger de l’édition parisienne. Paul MORAND évoquait dans "Bucarest" (1935), le "Petit Paris" qu’était la capitale roumaine. La France entretenait entre les deux guerres et juste avant la fermeture de l’Institut français de Bucarest en 1948, sa plus importante mission culturelle française à l’étranger. De nombreux intellectuels roumains avaient fait leurs études à Paris, et continuèrent pendant les années difficiles de maintenir des liens privilégiés avec la culture française.

Cherchant à conserver ces liens, le pays est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie depuis 1993.

 

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Une manifestation organisé par le Service Culturel
Tel. : 04.93.73.08.82/50

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Où se déroule la manifestation : 

Pôle Culturel Auguste Escoffier (Médiathèque)
269 allée René Cassin
06270 Villeneuve-Loubet 

Pour venir : 

> de Nice : par autoroute, sortie "Villeneuve-Loubet", direction village, au 2ème rond-point, 1ère sortie

> d'Antibes : par autoroute, 2ème sortie "Villeneuve-Loubet", direction village, au 2ème rond-point, 1ère sortie